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Avec ce nouvel album des aventures de Lucky Luke, nous nous attendions à un rattrapage après l’erre Gerra qui, disons le franchement, ne fut pas une réussite pour de multiples raisons.
 
Dans cette bande dessinée, Jul reprend le scénario accompagné d’Achdé pour le dessin, comme sur les précédents opus, qui est (très) satisfaisant.
 
Comme dans beaucoup d’album de Lucky Luke, même durant l’époque Morris/Goscinny, le scénario n’est pas réellement une priorité tant que le fil conducteur est là. 
 
Le lecteur ne demande pas à avoir des rebondissements de toutes part quand il lit un Lucky Luke, mais plutôt d’avoir une histoire simple et bien aboutie, avec les références historiques de la conquête de l’ouest.
 
C’est ainsi que notre cow-boy solitaire, à la demande d’un ami, se retrouve à escorter une famille juive, venant d’Europe, à travers les dangers du Far West.
 
Jul nous offre une rafale de références sur le « peuple du livre », parfois un peu lourdes du fait de les imposer très régulièrement sur beaucoup trop de planches, mais néanmoins bien senties pour la plupart.
 
Certaines m’ont personnellement rappelé l’humour de Goscinny dans Astérix (avant dernière case de la page 39 entre autres en y ajoutant la gestuelle d’Uderzo. Voulu ?).   
 
L’histoire est donc très banale (à ne pas prendre péjorativement) et se concentre principalement sur l’histoire du peuple juif et ses traditions, au long de leur 5000 ans d’histoire, tout en humour et dérision. 
 
C’est là où cet album me pose justement problème : qu'il n’ait été écrit qu’autour de ce sujet, sans références au Far West.
 
Par rapport aux éléments perturbateurs il y en a principalement deux :
 
Le classique « le petit malin et le grand bête » qui n’ont pas un grand intérêt dans le déroulement de l’histoire si ce n’est pour rajouter un soupçon de références sur le peuple juif (encore).
 
Le second est bien senti avec l’arrivé des indiens « Blackfoot » et encore avec les incessants clins d’oeil où, là, Jul s’est réellement lâché (avec plus ou moins de réussite selon les cases).
 
Passons sur le trop plein d’humour juif, là où Jul s’est planté c’est sur les références modernes.
 
Alors il faut bien l’admettre, cela plaît à certains. 
 
Pour moi, admirateur de l’époque Morris/Goscinny, les références modernes, je m’en passe, surtout quand elles sont réellement hors contexte (pour ceux qui l’ont lu, vous savez de quoi il s’agit) ainsi que celles dans le contexte mais hors temps (page 10 voire 26 que j’ai trouvé lourde car…on s’attendait trop à ce qu’elle tombe).
 
La petite référence historique typique Far West de la fin d’album est quant à elle bien vue, j’aurais souhaité en voir davantage dans cet album de Lucky Luke.
 
Pour conclure, Jul s’en est bien mieux sorti que Gerra (qui a dit que ce n’était pas difficile ?!).
 
Il était par ailleurs délicat de traiter du sujet de ce peuple qui a aussi son histoire en Amérique (bien qu’elle soit tardive).
 
Mon reproche étant cette incapacité à ne traiter seulement que sur les traditions en forme de clins d’oeil incessants.
 
Note : 5/10
Lucky Luke : La Terre Promise
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